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Une étape gothique indique le remplacement de la
charpente (suite à un incendie ?) par une voûte
appareillée. Le renforcement nécessaire des murs romans
frêles entraina la construction de plusieurs contreforts
extérieurs visibles au nord. Au sud, à ces dispositifs a
pu être préféré le principe d'une longue salle voûtée
jouant un rôle de contrebutement similaire. A
l'intérieur, des chemisages en pierre de taille
contenant des arcatures aveugles au profil brisé
renforcent les murs romans ainsi pris en étau. Au sommet
des chemisages, une corniche marquait le départ de la
voûte dont de nombreux claveaux ont été retrouvés dans
les comblements. Les arcs doubleaux divisaient la nef en
trois travées. La création d'une porte, ouverte vers
l'ouest et décalée dans la façade, pourrait être
attribuée à cette phase datée du XIIIe siècle.
C'est au cours de l'époque moderne (XVIe s. ?) que la
nef fut séparée en deux espaces consécutivement à la
construction d'un mur transversal dont la fonction devra
être confirmée. On pense à une distinction liée
directement au culte : espace castral et paroissial,
espaces destinés à accueillir les fidèles catholiques et
protestants (?). La probabilité d'une réduction du
volume de l'église due à une réduction de la population
n'est pas écartée, ni un état dégradé de la construction
ayant obligé à maintenir la population dans un espace
réduit. La conservation d'une banquette maçonnée et
adossée au mur transversal côté chœur, ainsi que
l'existence probable de stalles de bois fourniront des
arguments aidant les interprétations.
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